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Aventures Inconscientes

Photo de cassidy-the-story

cassidy-the-story

Description :

Voici le début de mon œuvre, racontant la vie d'un lycéen peu commun...

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Dur réveil...

« Cassidy, c'est l'heure lève-toi !
-Encore cinq minutes, seulement cinq minutes...
-Non ! Vas faire ta toilette, viens manger et après tu feras la vaisselle. Peut-être que si tu te dépêches suffisamment, tu auras ton bus sinon tu resteras faire le ménage.
-Peau de vache !!!
-Qu'as-tu dit ?
-Rien... »

Voilà comment se passent mes matinées depuis près de trois ans, depuis mon arrivée. Et comme la si bien dit cette pimbêche de Yestère, je m'appelle Cassidy et je suis élève au A. C. Jones High School de Beeville, plutôt bon élève mais j'ai peu d'amis. Peut-être est-ce dû à mon « choc affectif » comme disent les psychologues, derrière ces termes ils évoquent le décès de mes parents. Oui je suis orphelin, mes créateurs, car je les nomme ainsi, sont partis le jour de mes 13 ans. Journalistes envoyés à Bagdad, ils sont morts lors d'une attaque aérienne des forces US, l'armée, selon ses dires, ignorait la présence de ressortissants américains sur la zone bombardée. Mais je suis sûr qu'elle ment, je pense plutôt que mes parents avaient découverts de sombres histoires impliquant l'armée américaine et que ce bombardement était un bon prétexte. Je finirai bien par découvrir le secret de leur départ mais en attendant, je vais vite me préparer car l'idée de faire du nettoyage toute la journée ne m'enchante guère. En effet il m'est déjà arrivé de rater mon bus, et mes genoux s'en souviennent encore : quatre heures à cirer du parquet, ça laisse des traces.
Il me faut tout de même du temps pour choisir quoi mettre. Entre deux simples T-shirt, mon unique jeans et un petit short de récupération , le choix est vraiment cornélien : le T-shirt gris clair ou gris foncé, le jeans ou le short ?


by Corentin
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#Posté le lundi 14 avril 2008 15:51

Modifié le mardi 15 avril 2008 10:46

Du bus au casier !!

Une fois vêtu et coiffé, je déjeune en vitesse et réussit à avoir le bus tant convoité. Je suis le seul de l'orphelinat à aller au lycée, et j'en suis content car supporter les petits toute la journée, je ne peux pas. Le bus est un des seuls endroits où je me sens bien, sûrement parce que tous les élèves qui sont dans ce bus ont leur musique dans les oreilles ou ne sont pas bien réveillé et ne font pas attention à moi. J'aime m'y retrouver car ni la sévérité de la vieille Yestère, ni les moqueries des autres lycéens n'habitent le véhicule. Etre assis dans ce bus me fait telle un injection de morphine parant mes plus intimes douleurs.
Je ressens les cinq minutes qui manquent à ma nuit, en fait, je commence à somnoler... à rêver... J'entends des cris, puis des pas se rapprochant. Plus rien. Je me réveille tant bien que mal en essayant de comprendre ce qui vient de se passer. Je regarde autour de moi, personne aux alentours. D'où proviennent ces sons ? Mais surtout qui a crié ? Je ne le sais pas, mais je jurerait connaître cette voix. Elle m'est familière bien que je n'arrive pas à l'identifier. Les psychologues, quant à eux, feraient tout de suite allusion à mes parents, d'ailleurs une telle scène s'était déjà produite. Deux ou trois semaines après mon placement en orphelinat, j'avais fait un rêve quasiment identique et aussi bref qu'aujourd'hui.
-« Tu repenses à tes parents, c'est un syndrome post-traumatique, c'est parfaitement normal. disaient-ils. »
Il a bon dos le syndrome post-traumatique trois ans après, je suis maintenant guéri quand même !
Les vieux freins du bus retentissent. Je prends mon sac et descend en remerciant Joe, le conducteur du car, qui repart presque aussitôt. Il faut maintenant que je me rende à mon casier, le numéro 192, celui à la porte tagguée et défoncée par des coups de pieds. Ils n'étaient pas ainsi à mon arrivée, mais les gros-bras qui ne m'apprécient guère ont donné au casier 192 un style unique. Cela m'importe peu, et puis si ça les amuse, tant mieux pour ces crétins.
Voilà, j'y suis. Aujourd'hui, de huit à dix heures j'ai cours d'éducation physique et sportive, la matière que je déteste. Mon professeur l'a bien compris et il semble qu'il ne m'aime pas vraiment, c'est pourquoi je ne vais pas perdre mon temps avec des abrutis en short ne pensant qu'à la dureté de leurs biceps. Je préfère plutôt jouer du piano, ou parfois, je vais en salle informatique pour surfer sur Internet. Pas pour jouer à divers MMORPG, mais d'avantage pour rechercher d'éventuels indices sur le décès de mes parents. Pour l'instant je suis seulement parvenu à trouver sur Google Earth un relevé des zones iraquiennes attaquées, mais pas plus. Alors, faute de mieux, je m'instruit aux techniques informatiques : langages de programmation, construction de réseaux, et mon sujet favoris le hacking. Le hacking regroupe la conception de logiciels pirates, et aussi l'exploitation des failles informatiques, de sites Internet ou même d'ordinateurs distants. Je progresse petit à petit, j'ai même réussi à pirater quelques sites, sans grande sécurité mais c'est un début.


by Corentin
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#Posté le lundi 14 avril 2008 16:09

Modifié le mardi 15 avril 2008 10:47

Glissades...

Aujourd'hui, bizarrement, je n'ai ni envie de pianoter ni d'aller sur la toile, en fait je n'ai envie de rien... si ! J'ai des envies d'évasions, j'en ai marre de ma vie, non pas que je veuille en finir, je ne ferais pas ce plaisir à mes ennemis, mais je veux que ma vie change. Il m'est déjà arrivé de vouloir changer de vie, j'avais donc élaboré un plan pour m'échapper d'une existence qui ne me correspondait pas. Et c'est ce matin, devant mon casier, sue cette envie a atteint son paroxysme : c'est décidé, je vais mettre à exécution mon plan. Pour le réaliser, je dois récupérer mes affaires à l'orphelinat, mais avant il me faut faire un adieu inoubliable à ce cher lycée. Une véritable mission commence alors, elle se compose de deux parties, l'une pour les élèves, l'autre pour les professeurs évidemment. Il ne faut pas faire de jaloux. Je débute par la partie professeurs : les enseignant de l'établissements mangent tous à la cantine. Ils ont le luxe d'avoir de bons repas à l'inverse de nous autres élèves, mais ce midi cela va changer ! A vrai dire, je me suis inspiré de l'expression de nombre de professeurs quand ils sont mécontents : « ça va chier !! ». Je vous laisse le soin d'imaginer quelle surprise je leur réserve. Les déjeuners sont préparés dans une cuisine réservée aux repas professoraux mais par chance, par chance pour moi, cette salle est très facilement accessible. Le seul bémol est que je ne connais pas très bien les horaires durant lesquelles sont concoctés les bons petits plats. Je crois cependant me souvenir que la préparation du déjeuner s'achève vers dix heures quarante-cinq et je veux avoir placé mes cadeaux avant onze heures, je pense que cela est jouable. Bon je peux commencer, je prends tous les produits nécessaires, parmi eux un flacon d'huile que j'entreposait dans mon casier spécialement pour l'occasion. Je me dirige maintenant vers les toilettes du réfectoires réservées aux professeurs. J'y suis. Personne ne me regarde ? C'est bon, j'entre, ces toilettes sont vraiment très propres, le sol et les lavabos brillent, c'est impressionnant. J'étale l'huile sur toute la surface du sol, j'en met même sur les lunettes de toilette, et puis comme je dis, mieux veut plus que pas assez ! Etape glissage, accomplie !


by Corentin
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#Posté le lundi 14 avril 2008 16:17

Modifié le mardi 15 avril 2008 10:48

Epopées gastronomiques


Voilà que retentit le sonnerie indiquant la récréation de dix heures : je vais me placer prêt de la fenêtre permettant l'accès aux cuisines. Cinq minutes après je suis devant, quelle malchance, elle est fermée ! C'est très frustrant car je vois bien les cuisinières s'activer, et il faut tout de même que je parvienne à rentrer dans la salle dès qu'elles auront terminé. Je me précipite à la salle informatique, accède à ma session et ouvre les fichiers contenant les plans des bâtiments. Quand j'avais conçu mon échappatoire, j'avais juste eu à aller en mairie, disant que je faisais un exposé sur l'histoire de mon école, pour me les procurer, on m'avait alors donner un CD-rom des plans. Ça y est, j'ai trouvé le bon fichier, j'ai sous les yeux le plan de la cuisine. Il y a quatre possibilités pour y entrer, mais dans le cas précis il n'en reste que trois : la porte d'accès normal, une bouche d'aération et la sortie de secours. La dernière solution semble être la plus appropriée : la sortie est presque invisible car deux imposants bâtiments la cache, aussi elle donne sur une cours peu fréquentée. Il est 10 h 38, parfait ! Cela me laisse juste assez de temps pour imprimer les images dont j'ai besoin, il ne sert à rien de revenir plus tard si je peux récupérer immédiatement les tracés nécessaires au bon déroulement de mon projet. Je lance l'impression d'une dizaine de pages, quel merdier, l'imprimant est extrêmement lente : trente secondes pour une page, seulement pour quelques traits noirs, comme c'est énervant ! Enfin ,les feuilles sont toutes sorties, mais il est déjà 10 h 43. Je me rend au pas de course à cette porte, malheureusement d'où je suis je ne peux pas voir s'il reste encore du monde à l'intérieur. Bon ,de toute manière je n'ai pas le choix ! J'ouvre, il n'y a personne, tant mieux, je vais malgré tout pouvoir faire comme prévu. Je saisis dans ma poche mon flacon de Pentalax, voici ce que je réservais à nos bons enseignants. Il me suffit maintenant de trouver les plats à modifier de quelques mL de laxatif. Je soulève différents couvercles, les premiers récipients sont vides, mais soudain j'entends un bruit. C'est peut-être une des cuisinières qui vient vérifier la cuisson ? Par sûreté je préfère me cacher sous un plan de travail. Ce n'est pas une cantinière, mais Willy Carlson, le concierge du lycée et aussi un ami de Yestère, il parle tout seul.
« Héhooo... Il y a quelqu'un ? Ah je parie que c'est encore un des ces fichus adolescents. Ouai, ces bâtards galeux qui entrent sans aucunes autorisations dans les bâtiments, mais ces merdeux ignorent que l'ouverture d'une issue de secours provoque l'allumage du voyant correspondant dans mon bureau. Ils sont tellement bêtes, ils ne connaissent rien à rien, quels imbéciles !! »
Quel idiot je suis, je n'avais pas imaginé qu'il puisse y avoir une alarme.
Le concierge poursuit :
« Ah, comme je regrette l'époque où l'on pratiquait les châtiments corporels en toute légalité... C'était le bon temps...
-Il est fou !!
-Oh mais voilà qu'on se trahit... Je vais t'attraper jeune homme, et ici nous sommes seuls, donc pas un témoin. Cela signifie que je vais te punir comme je veux, sans que personne ne le sache ! »
Le vieil homme fait des tours dans la cuisine et finit par me trouver, un couteau à la main, il me somme de sortir de ma cachette. Je n'en fais rien. C'est alors qu'avec une force qu'on aurait pas soupçonné il me tire de là et me donne un violent coup de poing dans le ventre.
« Arrêtez, ce n'est pas moi, je n'ai rien fait...
-Ils disent tous ça !! C'est donc toi... Tu n'as vraiment pas de chance, je ne t'aime pas cher Cassidy !! »


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#Posté le lundi 14 avril 2008 16:20

Modifié le mardi 15 avril 2008 10:48

Willy vs. Cassidy


Il me saisit par le coup et me met un coup de boule, j'ai n'ai pas le temps de réagir qu'il m'étrangle de plus belle. J'essaie de lui dire de cesser son attaque, en vain, il me sert trop fort la gorge. Je tente d'attraper n'importe quoi, quelque chose qui pourrait m'aider. Je sens sous mes doigts un semblant de manche, peut-être celui d'une casserole. Espérant que c'en est vraiment une, je l'abat sur la tête de mon adversaire. Il lâche prise, j'en profite pour lui donner un autre coup de casserole et par la même occasion un coup de pied bien placé. Il est à terre. C'est moment rêvé pour mettre le laxatif dans la nourriture, je vide la petit fiole, je mélange, c'est bon, enfin façon de parler. Le vieux Willy étendu au sol ne bouge plus, dans un élan secouriste je place deux doigts sur son coup pour vérifier son pouls, ouf je le sens les battements de son cœur : je n'ai encore tué personne aujourd'hui. Et d'un coup, son pouls, lent jusqu'à présent s'accélère brusquement, et je vois les deux grands yeux vicieux de Carlson s'ouvrir. Je fais un bond en arrière mais, profitant de mon inattention passagère, il m'a attrapé un pied, et stoppé net en l'air je m'écrase le nez sur le carrelage, Je saigne, et, mécontent, je me redresse de toute ma hauteur, et lui aussi se relève. Il tente de me frapper, je l'évite et contre-attaque aussitôt, je l'assène de coups, lui me pousse fortement contre le mur. Il continue en me ruant de coups de poings partout sur mon corps. J'ai le visage en sang, mais je me débat si férocement que lui aussi saigne de partout. Je parviens à m'écarter de lui, et je m'élance dans sa direction pour porter un coup fatal. Au moment où j'arrive à son niveau, le gardien saute sur le côté et tend sa jambe. Entraîner par ma vitesse, je ne peux pas m'empêcher de trébucher sur ses jambes et je finis ma course dans la chambre froide, par chance, je place mon pied entre la porte et le mur si bien que mon adversaire ne parvient pas à m'enfermer dedans. Mais la violence avec laquelle il referme le battant d'acier me broie littéralement le pied. Tellement Willy met de force, il en perd l'équilibre et tombe en arrière, je dois tirer avantage de cette chute. Malgré mon intense douleur au pied, je réussis tant bien que mal à tirer le corps dans la chambre froide, mais il résiste, le bougre. Je n'ai plus le choix : je l'assomme d'un coup de poêle, et installe l'homme inanimé dans un coin du local, entre deux gros paquets de frites surgelées. Je vérifie son pouls, mais cette fois-ci, je suis beaucoup plus prudent, ce lascar ne m'aura pas à deux reprises. Je ressors et ferme la porte derrière moi, le thermostat est réglé sur vingt degrés celcius, je remonte la température à zéro degré pour pas que le gardien de l'établissement ne congèle trop vite, il faut faire durer le plaisir. Quelles pensées malsaines m'habitent, serais-je sadique ? J'y repenserais plus tard, j'ai déjà trop accumulé de retard : il est 11 h 18. Je dois aller aux toilettes me rincer la figure ensanglantée, mais en sortant je m'aperçois que la cuisine comporte des lavabos, je me nettoie donc en vitesse. Cette altercation m'a quelque peu refroidi pour effectuer la suite mais maintenant que j'ai commencé, je me dois de continuer.


by Corentin
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